skip to Main Content

Les folles journées Beethoven

À l’occasion de ce festival Mars en musique, Les folles journées Beethoven, la conférence de M. Michel J. Dussault portait sur l’évolution de la forme pianistique. Évolution de l’instrument : clavecin puis piano (forte); évolution de la forme : cantate (latin : chantez) puis sonate (latin : sonnez) et rondo. Et comment cette évolution a atteint un sommet formel dans les concertos pour cet instrument composés par Beethoven.

Au début, l’instrument n’était qu’accompagnement de la voix humaine. Et la composition comportait deux mouvements. Graduellement les compositeurs en sont venus à en faire un échange entre voix masculine et féminine, accompagné par plusieurs instruments; pénurie de voix, les compositeurs ont pensé faire chanter les instruments pour finalement en arriver à cette forme : échange entre un instrument et l’ensemble des instruments de l’orchestre.

C’est ainsi qu’on retrouve cette beauté formelle dans les compositions de Beethoven. Un premier mouvement, très souvent fort rythmé, souvenir de la voix masculine. Ce mouvement établit le thème musical, repris dans un ton voisin; le deuxième mouvement reprend le thème mais de façon plus libre, plus légère, agrémentée de multiples ornementations, ce qui le rend moins rythmé, souvenir de la voix féminine.

Après souvenir de ces échanges, initialement entendus et joués à l’église où à la cour, un  dernier rappel : la rencontre joyeuse populaire, sorte de chanson à répondre de l’époque : rondo, sorte de refrain et couplets. La composition en était souvent : refrain, couplet 1, refrain, couplet 2 et refrain final. Beethoven s’est permis une variante : refrain, couplet 1, refrain, couplet 2 et reprise du couplet 1 avant le refrain final.

C’est avec de nombreux extraits, joués au piano par le conférencier lui-même, que ce dernier nous illustrait ces diverses notions qui nous rendront l’écoute plus appréciative des œuvres que nous entendrons lors des deux concerts consacrés aux cinq concertos pour piano, de Beethoven. À ces œuvres, une ouverture : de Coriolan, envie passagère vite abandonnée d’un opéra.

Le conférencier a aussi souligné la surdité progressive du compositeur. C’est ainsi que ses dernières œuvres sont ce qu’il entendait dans sa tête et non à proprement dit les sons de l’orchestre. Le conférencier a aussi répondu aux questions de l’auditoire.

Sur la photo de gauche à droite :

Robert Parenteau, président par intérim de la Société d’Étude et de Conférences, Mauricie et Centre-du-Québec; le conférencier Michel  J. Dussault; Madeleine Richard, présidente de l’Orchestre symphonique de Trois-Rivières.

 

Les Saisons de Vivaldi à Piazzola

En préparation pour le concert : Huit saisons en fête! de samedi le 16 février, la Société d’Étude et de Conférences et l’Orchestre de Trois-Rivières ont présenté la conférence Les Saisons de Vivaldi à Piazzola,  mardi, 12 février. Le conférencier était David Lefèvre, musicien et chef d’orchestre.

D’entrée, ce dernier nous a dit préférer le mode causerie au mode conférence. C’est avec beaucoup d’humour, d’exemples et de connaissances qu’il nous a fait découvrir principalement l’œuvre de Vivaldi. Le compositeur s’est inspiré pour sa composition d’un poème consacré aux quatre saisons qu’il a aussi écrit lui-même. Il a laissé une composition descriptive du poème riche en images mais très avare de notations destinées aux musiciens; d’où l’importance de la vision que le chef d’orchestre  veut partager avec les musiciens. Avec plusieurs extraits, il nous a présenté, utilisant son violon, la composition laissée par Vivaldi : des notes sans interprétation; puis, selon diverses interprétations, le même extrait, les mêmes notes. Un chant d’oiseaux devenant échange entre oiseaux;  la rivière devenant cascade; la nuit devenant clarté lunaire, sérénade; vent, zéphyr ou tempête; pluie, orage ou grêle, …

Quant à l’œuvre de Piazzolla, Les quatre saisons de Buenos Aires, c’est plus une œuvre d’ambiance exposant la couleur propre à chacune des saisons en cette ville argentine. Et le compositeur y ajoutant plusieurs notations pour indiquer comment les passages devaient être joués.

En conclusion, le conférencier, qui sera chef d’orchestre et premier violon supersoliste au concert, nous a dévoilé quelques primeurs en rapport avec le concert : groupe restreint de musiciens; musiciens debout au lieu d’être assis afin d’éprouver et exprimer l’émotion du mouvement, de la musique; présentation comparative des saisons extraites des oeuvres des deux compositeurs.

Une causerie qui a su créé une grande envie d’écouter ce concert : Huit saisons en fête!

Sur la photo de gauche à droite :
Nathalie Rousseau, directrice générale de l’OSTR
Daniel Lefèvre, conférencier
Robert Parenteau, président par intérim de la SEC section Mauricie et Centre-du-Québec

Série Conférences musicales - Saison 2018-2019

Bien différentes des causeries d’avant concert, ces conférences sont de véritables explorations dans l’histoire et la culture de la musique : vie du compositeur, son style, sa forme et leurs évolutions, les styles et formes de l’époque, moment de l’œuvre étudiée dans le parcours de ce compositeur, son influence, quelques contemporains. Un enrichissement culturel musical personnel sans aucune obligation d’assistance au concert ou un enrichissement qui nous permet d’apprécier davantage le concert qui suit quelques jours après.

Billet : 19,55 $ (tout inclus)
Membres de la SECMCDQ : 13,80 $ (tout inclus)
Abonnement aux quatres conférences : 57,52 $ (tout inclus)

Tarif préférentiel pour les membres de la Société d’étude et de conférences Mauricie et Centre-du-Québec
Informations : Monique Jacob, 819 377-3577 ou 819 692-7377
Achat : 819 380-9797 • 1 866 416-9797 • Réseau Ovation

Back To Top