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Sur la photo de gauche à droite :
Jean-Marie Lapointe, Patricia Powers et Robert Parenteau

Dans le cadre du Salon du Livre de Trois-Rivières, la Société a parrainé la rencontre avec l’auteur Jean-Marie Lapointe. La rencontre était animée par Patricia Powers. Ce fut une rencontre des plus inspirantes, des plus stimulantes. La rencontre a surtout porté sur son livre, tiré de sa série documentaire télévisuelle Face à la rue. Il nous a abondamment parlé de sa vision des itinérants, que ces personnes soient des dépendants de diverses substances, des personnes malmenées par les circonstances de leur vie, des personnes abandonnées par leur entourage. Pour lui, ces personnes méritent respect, quelle que soit leur condition. Comment en est-il venu à cette vision, à sa mission de respect pour elles? A-t-il vraiment choisi cette mission ou plutôt est-ce la Vie qui s’est choisi un missionnaire? Pour lui, c’est la Vie qui l’a amené à cette mission, par les diverses expériences qu’elle lui a fait vivre : sa propre vie, la vie de son père, la vie de sa mère, tous trois dépendants de l’alcool. Il s’en est tiré, son père aussi, sa mère y a succombé. Comment témoigner respect à ces personnes? Un salut, un sourire à leur endroit, accompagné ou non d’une pièce de monnaie. Un don? Un don reste un don, la personne qui le reçoit en devient responsable de son utilisation, bonne ou non selon nos critères. À cet égard, il a parlé de « gestion des moindres risques », gestion apprise auprès de son père. Offrir un verre, voire deux, à un alcoolique en manque, est un risque moindre que celui d’un vol dans un dépanneur, le vol d’un sac à mains afin de satisfaire ce besoin. Ce verre, assouvissement de ce besoin, devient même apaisement du besoin de l’individu, le rendant moins entreprenant, moins insistant.

Une rencontre des plus humaines.

Prochain projet? Documentaire télévisuel et peut-être autre volume : Face aux fins de mois.

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